#ADN2020 : la sûreté électronique, plus d’égalité dans l’accès à la vidéoprotection
08
SEP
Wysiwyg

Incontournable, la sûreté numérique n’est pas pour autant accessible à toutes les communes. Philippe Chadoin, Directeur métier sûreté électronique de Seine-et-Yvelines Numérique, nous explique les solutions qui pourraient permettre d’offrir davantage d’égalité sur le territoire. Un sujet qui sera débattu lors des tables rondes des Assises du Numérique 2020.

Comment Seine-et-Yvelines Numérique agit en faveur de la sûreté numérique ?

En mettant à disposition des départements, des communes, des intercommunalités ou des Services Départementaux d’Incendie et de Secours (SDIS) nos experts pour analyser leurs besoins et les conseiller sur les meilleures solutions à apporter dans cet univers très technique et réglementaire. Seine-et-Yvelines Numérique propose également son appui dans la mise en place de solutions de vidéoprotection, de systèmes de contrôle d’accès, de capteurs de différents types et dans leur exploitation. Nous sommes en train d’équiper par exemple l’ensemble des collèges et des bâtiments administratifs des Yvelines en vidéoprotection, mais aussi les casernes (avec systèmes de contrôle d’accès pour ces-dernières) et de mettre en place un Poste Central d’Assistance et de Secours pour le département des Hauts-de-Seine.

Quel point souhaitez-vous soulever lors de la table ronde organisée aux Assises du Numérique 2020 ?

Le point essentiel que nous souhaitons aborder lors de cette table ronde est la mutualisation possible entre tous les acteurs publics d’un territoire. Pour la videoprotection bâtimentaire dans les Yvelines par exemple, Seine-et-Yvelines Numérique a mis en place tout l’écosystème et l’analyse des images est centralisée via le centre départemental de supervision des images relié au réseau de fibre optique sécurisé dont les opérateurs sont des agents du département. Malheureusement aujourd’hui, il est impossible de faire de même pour les communes ou les intercommunalités de ce même territoire. En effet, la réglementation impose que les images de la voie publique soient stockées dans des Centres de Surveillance Urbaine (CSU) propres à chaque localité et visualisées / analysées par un agent de police représentant le maire. Résultat : cela requiert d’importants moyens techniques, financiers et humains, généralement impossibles à supporter pour les petites communes. Car il faut l’équivalent de 6 salariés en CDI à temps plein pour couvrir la présence obligatoire 24h/24 7j/7 sur ce type de mission. Par ailleurs, ceci interdit aussi un réel continuum de sécurité entre le domaine public et le domaine privé puisque les systèmes de vidéoprotection publiques et privés ne peuvent pas être utilisés par les mêmes équipes.

Quel est l’objectif des débats ?

Nous souhaitons discuter avec l’ensemble des élus de la pertinence de faire évoluer la réglementation relative au rôle de police du maire en matière de vidéoprotection. La mutualisation des moyens, à l’échelle du département par exemple, permettrait de faire des économies tout en améliorant l’efficacité des dispositifs et en les rendant accessibles au plus grand nombre. Nous sommes convaincus que cette évolution est primordiale pour garantir l’égalité des communes, et donc des citoyens, sur les territoires.

Rendez-vous le 29 septembre de 11h30 à 12h15 avec Dominique Legrand, Président de l’AN2V ; Laurent Baivel, 4e Adjoint au Maire de Vernouillet, en charge du Projet Vidéoprotection ; Hugo Ferrazzi, Chef du service sûreté et sécurité incendie au Conseil départemental des Hauts-de-Seine; Marc Honoré, Maire d’Achères; LCL Rémy NOLLET, Cabinet du DGGN, Mission numérique de la gendarmerie nationale; Robert Rivoire, Maire de Villiers le Mahieu et Patrick STEFANINI, Conseiller d’État honoraire, Président d’Asphyl Conseil.